OTTAWA – Indépendamment du financement additionnel dédié à l’aide humanitaire et à l’aide au développement présenté dans les budgets de 2018 et 2019, l’aide publique du Canada pour le développement continue d’être dans un creux historique, en demeurant bloquée à moins de la moitié du pourcentage cible du revenu national brut établi par les Nations Unies, et auquel le Canada s’était engagé il y a près de 50 ans. « Nous nous joignons aux nombreuses personnes au Canada qui ont exprimé leur déception de voir un autre budget libéral dans lequel le pays ne fournit pas sa juste part pour l’aide internationale », a déclaré la porte-parole du NPD en matière de développement international, Linda Duncan. Il y a plusieurs crises mondiales pour lesquelles le Canada pourrait agir en procurant de l’aide internationale. Par exemple, le cyclone Idai qui a dévasté le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi, en laissant des centaines de milliers de personnes bloquées sans accès à de la nourriture, de l’eau potable ou un abri, et qui fait planer la menace croissante d’une épidémie de choléra. Cette catastrophe a aussi anéanti toutes les mesures initialement entreprises dans la région pour l’adaptation aux changements climatiques et la réduction de leurs effets. En cette période où 24 millions de Yéménites – dont la moitié sont des enfants – et près d’un million de Rohingyas ont besoin d’aide humanitaire et de protection, le Canada doit être en mesure de réagir en répondant à ces appels à l’aide.

« Il s’agit de situations qui interpellent le Canada à contribuer davantage pour assurer que les droits des femmes et des filles soient protégés tout au long de ces crises », a affirmé la porte-parole du NPD en matière de droits internationaux de la personne, Cheryl Hardcastle.