« Le 26 octobre, le président du Sri Lanka, Maithripala Sirisena, a suspendu le Parlement pour trois semaines et a congédié le premier ministre, Ranil Wickremesinghe, en le remplaçant par Mahinda Rajapaksa, un ancien président soupçonné d’avoir joué un rôle dans la mort de 70 000 Tamouls et la disparition de 146 000 autres en 2008 et 2009. Le président Sirisena a été élu en promettant d’enquêter sur le rôle de M. Rajapaksa dans des crimes de guerre présumés. Naturellement, les Tamouls – notamment la communauté tamoule du Canada – sont secoués d’apprendre que plutôt que d’aller de l’avant avec cette promesse, le président a remis M. Rajapaksa au pouvoir.

Le Canada doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer que la démocratie prévaut au Sri Lanka, entre autres en envisageant le recours à la loi Magnitsky pour sanctionner les titulaires de charges publiques du Sri Lanka qui pourraient être responsables de violations flagrantes des droits de la personne. »