Un des très grands plaisirs d’être le lieutenant québécois du NPD est la possibilité de sillonner le Québec et d’en apprendre davantage sur les réalités de nos régions.

Récemment, j’étais en Abitibi dans le comté de mon collègue et ami, Roméo Saganash. Petit détail en commençant, il représente un territoire de 771 000 km2… mon comté en fait seulement 11!

Avec une personne sur trois membre des Premières Nations ou des Inuits, les enjeux autochtones sont évidemment omniprésents. J’ai eu la chance de rencontrer la cheffe du Conseil de bande de la nation Anishnabe du Lac-Simon, Adrienne Jérôme. Une leader débordante d’énergie qui plaide avec passion pour les membres de sa communauté, qui vivent avec un manque criant de logements. Une réalité qui entraîne une surpopulation dans les maisons et plusieurs défis sociaux et familiaux. Un drame inacceptable que le gouvernement continue d’ignorer.

J’ai aussi visité les bureaux de l’entreprise VCC Construction, qui bâtit des résidences ou des installations publiques dans le Grand Nord. Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, ils ont misé sur le recrutement de travailleurs autochtones, et ça marche! L’an dernier, sur 215 employés, 133 provenaient des Premières nations. Un succès en bonne partie dû à l’adaptation de la formation aux réalités des cultures autochtones.

“Venez vivre à Val-d’Or!”

Voilà le cri du cœur lancé par les dirigeants de la Chambre de commerce de Val-d’Or. La pénurie de main d’œuvre est un thème récurrent de ma visite et cela devient un frein au développement économique pour les entreprises de la région. Alors, si vous êtes qualifiés et vous êtes sans emploi, vous savez où aller!

En somme, j’y ai rencontré des gens dynamiques et engagés, en affaires, en art, en politique, dans les groupes communautaires, environnementaux ou bien dans ce magnifique centre d’amitié autochtone. Des gens fiers, qui sont notre « porte du Nord ».