OTTAWA – Daniel Blaikie, député néo-démocrate et vice-président du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, proposera que le Comité se penche sur la gouvernance de la société d’État à laquelle le gouvernement fédéral entend confier le mandat de compléter le projet d’expansion de Trans Mountain.

« Demander à une société d’État de gérer et de superviser la construction d’un oléoduc soulève des questions intéressantes et importantes auxquelles nous devons obtenir des réponses, a déclaré M. Blaikie. Le gouvernement n’a pas expliqué quelle sera la structure de la société, quels mécanismes de contrôle seront intégrés, ou encore quelle place occuperont les peuples autochtones au sein de celle-ci. »

Récemment créée, la Banque de l’infrastructure du Canada a été la cible de critiques au cours des dernières semaines, notamment parce qu’elle n’est pas adéquatement assujettie à la Loi sur l’accès à l’information, et parce que ses coûts administratifs sont très élevés par rapport à ses réalisations.

« Le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain est déjà un échec à bien des égards. C’est pour cela que son promoteur initial s’en est dissocié », a dit M. Blaikie. « Si le gouvernement s’entête à aller de l’avant avec ce que plusieurs considèrent une erreur, il doit limiter au minimum le gaspillage de fonds publics et respecter les droits des peuples autochtones. »