OTTAWA – Aujourd’hui, le député néo-démocrate Peter Julian (New Westminster–Burnaby) et Shawn Bayes, directrice exécutive de la Société Elizabeth Fry du Grand Vancouver, ont exhorté le gouvernement du Canada à assumer la responsabilité qui lui incombe à titre de signataire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, afin de garantir que tous les enfants à travers le pays bénéficient d’un accès égal aux avantages financiers, ainsi qu’aux programmes et services de soutien financés par le gouvernement fédéral. Actuellement, les règles d’admissibilité et les variations régionales dans la prestation de services font en sorte que certains des enfants les plus vulnérables et les plus pauvres au Canada sont davantage marginalisés et défavorisés sur le plan matériel.

« Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle, a déclaré M. Julian. Le gouvernement du Canada doit assumer sa responsabilité de procurer un accès égal aux prestations, services et programmes qu’il finance, pour que les enfants ayant de moins bonnes conditions de vie ne soient pas encore plus marginalisés. »

Ce matin, M. Julian a déposé une pétition avec des milliers de signatures pour exhorter le gouvernement du Canada de respecter son engagement international à soutenir de manière égale tous les enfants au Canada, peu importe leur mode de vie et l’endroit où ils vivent. Cette pétition est le deuxième volet d’une série d’initiatives législatives élaborées par le député Peter Julian en étroite collaboration avec la section locale de New Westminster de la Société Elizabeth Fry.
La pétition demande au gouvernement du Canada :

  • de s’assurer que les services financés par le gouvernement fédéral, comme la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance, offrent du soutien à la clientèle pour les enfants;
  • de s’assurer que les prestations pour enfants financées par le gouvernement fédéral, comme l’Allocation canadienne pour enfants et l’Allocation spéciale pour enfants, sont offertes de manière égale aux enfants, peu importe leur mode de vie et l’endroit où ils vivent;
  • d’adhérer à l’Accord de Bangkok, de sensibiliser les gens et de renforcer la capacité d’avoir des mesures non privatives de liberté pour les femmes enceintes et les femmes qui ont des personnes à charge;
  • d’établir des normes dans le cadre du Transfert canadien en matière de programmes sociaux pour reconnaître que les enfants dont les parents sont en situation d’itinérance, sont incarcérés ou sont toxicomanes ont besoin de soutien spécial pour bénéficier de meilleures conditions de vie et reçoivent des prestations égales aux autres, en vertu de leurs droits aux termes de la Convention des Nations Unies.

« Nous avons la responsabilité collective, en tant que société, de nous assurer de répondre aux besoins de base de tous les enfants au Canada, a rappelé Mme Bayes, directrice exécutive de la Société Elizabeth Fry du Grand Vancouver. À l’heure actuelle, il y a des obstacles et des incohérences dans la manière dont les prestations sont versées et dans la manière dont les services sont offerts. Cela fait en sorte que des enfants vulnérables – comme ceux qui sont en situation d’itinérance, qui ont un parent incarcéré ou qui ont des problèmes néonataux parce que leur mère consomme de la drogue – ne reçoivent pas le soutien dont ils ont absolument besoin, le reçoivent plus tard ou n’y ont pas droit. Cela doit changer. »

M. Julian a parrainé la pétition électronique E-1840.