OTTAWA – Pendant que les enfants sont retournés à l’école partout au pays, 400 élèves du primaire à Kashechewan, en Ontario, ont manqué leurs deux premières semaines d’école. La Première Nation Kashechewan a déclaré l’état d’urgence en raison de la présence de moisissures noires dans les classes préfabriquées et de l’instabilité de leurs fondations qui rend l’ouverture des portes et des fenêtres difficile et dangereuse.

« Les enfants de Kashechewan méritent de pouvoir aller à l’école, comme tous les autres enfants du pays, a déclaré Charlie Angus, porte-parole du NPD pour la jeunesse autochtone. Je demande au gouvernement libéral de mettre fin à des décennies de sous-financement chronique pour les communautés des Premières Nations et de combler l’écart de financement de 30 pour cent qui existe entre les enfants autochtones et les autres enfants au Canada. »

La semaine prochaine, les 400 élèves du primaire de Kashechewan vont commencer l’école dans une école secondaire locale, mais ce bâtiment de 12 classes n’est pas équipé adéquatement pour passer d’un seul coup de 200 à 600 élèves. Cela ne peut pas être une solution permanente. Lundi, Charlie Angus organise un rassemblement au Parlement avec des enfants de Kashechewan et des aînés de cet endroit et de la Nation Nishnawbe Aski, pour souligner l’urgente nécessité d’une nouvelle école.

« En septembre, le NPD va lutter pour que les enfants de Kashechewan obtiennent l’école qu’ils méritent, a ajouté Carol Hughues, députée du NPD dans Algoma—Manitoulin—Kapuskasing. Ma circonscription accueille les enfants évacués de Kashechewan, et j’ai entendu une foule d’histoires au sujet de l’état de délabrement de leur école. Il est temps que ces enfants puissent recevoir une éducation de qualité dans une école sécuritaire et saine. »