OTTAWA – Hier, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a émis une déclaration annonçant la découverte de plants de blé génétiquement modifiés non autorisés le long d’une route en Alberta. L’ACIA a révélé qu’elle n’était pas en mesure de déterminer la source de ces plants, ajoutant qu’il n’y avait pas d’autres preuves de la présence de blé génétiquement modifié ailleurs dans ce secteur et qu’il n’y avait aucun risque pour la salubrité des aliments. Ce matin, le Japon a annoncé la suspension de ses achats de blé canadien jusqu’à l’issue de l’enquête. Le NPD demande des audiences immédiates pour en apprendre davantage sur cet enjeu.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par la découverte par l’ACIA de blé génétiquement modifié en Alberta et par la suspension de la vente de blé canadien au Japon qui s’en est suivie. Après avoir eu des difficultés pendant des mois pour acheminer leurs produits aux marchés, les producteurs de blé canadiens reçoivent un autre coup dur. Les canadiens ont le droit de savoir ce qui est arrivé », a déclaré le porte-parole du NPD en matière d’agriculture, Alistair MacGregor qui déposera une motion au Comité de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour demander des audiences d’urgence sur cet enjeu.

Le NPD est conscient de la nécessité de soutenir les producteurs de blé canadiens, de préserver notre accès aux marchés étrangers, et de tenir des audiences pour en apprendre davantage sur le blé génétiquement modifié et non autorisé qui a été trouvé en Alberta. L’annonce du Japon survient après des mois de retards dans le transport ferroviaire qui ont différé les livraisons des céréales sur les marchés. L’industrie du blé représente la plus importante culture et le produit d’exportation le plus lucratif au Canada, avec une production de plus de 27 millions de tonnes en 2017.

« La situation est très inquiétante parce que le blé génétiquement modifié n’est pas autorisé à des fins commerciales au Canada. Le gouvernement et l’ACIA doivent prendre cet enjeu au sérieux et s’assurer qu’il s’agit d’un cas isolé. Les producteurs canadiens ont besoin de savoir qu’ils auront encore accès aux marchés étrangers », a ajouté la port