« La Journée nationale de guérison et de réconciliation est une occasion pour la population non autochtone du Canada de réfléchir à sa relation avec les Premières Nations, les inuits et les métis, et de faire des gestes concrets pour réparer cette relation avec les premiers peuples de ce territoire.

Le premier pas vers la guérison est de reconnaître les torts causés. Cela signifie de nous souvenir qu’au 19e siècle, les chefs autochtones ont entamé une relation fondée sur les traités avec le Canada. Ils avaient alors de grands espoirs que la relation serait réciproque. Bien que nous ne puissions pas changer l’histoire, nous devons assumer honnêtement notre passé colonisateur et parfaire notre connaissance sur les effets durables de notre histoire et sur le déplacement continuel des peuples autochtones au Canada.

Nous devons aussi nous souvenir que les peuples autochtones vivent dans une société basée sur des valeurs colonialistes, qui rappellent chaque jour l’ampleur du travail qu’il reste à faire pour garantir que tous les enfants au Canada puissent envisager l’avenir avec espoir.

Pour que cela se produise, nous devons nous assurer que nos lois, nos politiques et nos actions reposent sur des valeurs de consultation honnête et de respect des droits inhérents et issus de traités, et qu’elles soient guidées par ces valeurs.

Voilà pourquoi le travail de mon collègue, le député Romeo Saganash, m’inspire tant. Durant 34 ans, il a œuvré à l’élaboration de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), et son projet de loi pour enchâsser la DNUDPA dans la Loi canadienne a récemment été adopté au Parlement. [LIEN]

Par ailleurs, nous devons aussi nous assurer que notre histoire coloniale ne se répète pas. C’est pourquoi, je suis fier de me tenir aux côtés de mon collègue Charlie Angus, qui travaille ardemment à la prévention du suicide chez les jeunes autochtones et qui a présenté une motion demandant au pape François de faire des excuses officielles pour le rôle joué par l’Église catholique dans la mise en place des pensionnats autochtones au Canada. [LIEN]

L’établissement de relations fortes avec les premiers peuples de ce territoire est une étape nécessaire afin de pouvoir façonner, ensemble, la voie à suivre pour l’avenir. Cela ne sera pas facile, mais l’espoir porté par les signataires des traités autochtones nous inspirent.

Ayons le courage de nous engager pour la guérison, afin de nous assurer que les Premières Nations, les inuits et les métis ne se retrouvent plus devant des promesses et des excuses vides. »