D’après un communiqué de l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints, Postes Canada a discrètement établi des partenariats avec des compagnies privées de technologie financière. Le NPD appuie un système de services bancaires postaux qui est exploité comme un service public. Certains établissements de Postes Canada permettent maintenant aux gens d’accéder à des services bancaires dispensés par des compagnies privées comme Tangerine – propriété de la Banque Scotia – et Paytm, une application mobile de paiement de factures.

« Les services publics, offerts publiquement, profitent à tout le monde. Postes Canada, les communautés qu’elle dessert, et le personnel qu’elle emploie bénéficient tous de garder les services bancaires postaux publics. Ma motion M-166 protégerait les services bancaires dans les communautés rurales, où plusieurs personnes n’ont plus accès à des succursales bancaires ou à des guichets automatiques de proximité », a déclaré Irene Mathyssen, qui est porte-parole du NPD pour Postes Canada.

« Les grandes banques font des milliards de dollars de profit en nous facturant des frais parmi les plus élevés au monde, a ajouté Brenda McAuley, la présidente nationale de l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints. Pourquoi ne devrions-nous pas investir dans nos propres communautés et nos propres services, en effectuant nos opérations bancaires au bureau de poste? »

Plusieurs comptoirs de Postes Canada permettent maintenant aux Canadiens et aux Canadiennes d’ouvrir des comptes de banque, de payer leurs factures, et même de payer leurs impôts. Les compagnies privées de technologie financière qui fournissent ces services ont une influence indue sur les finances de la population canadienne. Les services bancaires postaux publics représentent une option beaucoup plus sûre pour les canadiens.

« Postes Canada doit parler franchement au sujet de ses plans pour offrir ce service. Nous méritons de savoir si Postes Canada essaie de créer un système de services bancaires postaux sur le modèle des PPP (partenariats public-privé), qui est une option plus risquée et moins stable que l’option publique », a affirmé Matthysen