OTTAWA – Le porte-parole du NPD en matière de Réconciliation, Romeo Saganash, a déposé une motion lundi pour demander à tous les députés de réaffirmer leur soutien envers la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA), à la lumière de la décision des libéraux d’acheter le projet d’expansion de l’oléoduc de Kinder Morgan avec l’argent des contribuables. La DNUDPA inclut le droit à un « consentement libre, informé et préalable » avant tout projet touchant leurs terres ou territoires et autres ressources, y compris l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain que les libéraux ont promis de construire.

« Des instruments relatifs aux droits de la personne, comme la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, forgent des relations et des partenariats adéquats entre les gouvernements et les peuples autochtones, a dit M. Saganash. On ne peut pas respecter les droits des peuples autochtones et, en même temps, imposer de force un oléoduc auquel plusieurs Premières Nations s’opposent. »

La motion demande à tous les députés du Parlement de reconnaître que cela signifie de respecter la position de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, selon laquelle « non, c’est non », et que l’oléoduc de Justin Trudeau n’a pas le consentement nécessaire pour être bâti, comme l’exige la Déclaration.

« Tout simplement, le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain n’a pas l’appui de toutes les Premières Nations touchées, alors il ne peut pas aller de l’avant. Nous ne parlons pas de veto, nous parlons de l’obligation pour le Canada de joindre le geste à la parole en ce qui concerne la reconnaissance et l’application des droits des Autochtones, a affirmé le grand chef Stewart Phillip, président de l'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique. Nous félicitons le gouvernement du Canada d’avoir enfin adopté une mesure législative pour mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Cependant, nous rappelons à M. Trudeau qu’il ne peut pas choisir à sa guise les articles qu’il veut bien appliquer – la Déclaration des Nations Unies doit être mise en œuvre dans son intégralité, et cela inclut le droit au consentement libre, informé et préalable. »