« Les néodémocrates sont très inquiets face à la situation des droits de la personne au Nicaragua. Nous sommes préoccupés par les attaques survenues mercredi à l’endroit de la grande manifestation menée par les mères des personnes qui ont perdu la vie à cause de la violente répression de l’État au Nicaragua. Selon Amnistie internationale, ces violentes attaques à l’endroit de manifestants pacifiques ont été dirigées par la police et des groupes armés progouvernementaux.

Nous condamnons sans équivoque la politique du gouvernement du président Ortega, qui consiste à "tirer pour tuer", selon ce qu’a révélé Amnistie internationale. Le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (CENIDH) et la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) ont confirmé des douzaines de morts et près d’un millier de blessés au cours des dernières semaines, et ils craignent que la violence n’empire au cours des prochains jours.

Les autorités nicaraguayennes continuent d’utiliser une politique de répression étatique, qui inclut l’utilisation de force excessive, des exécutions extrajudiciaires, des escouades armées progouvernementales et le contrôle des médias dans le but de mettre un terme aux protestations.

Nous sommes encouragés par le fait que la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) et le Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA) aient obtenu l’accord de l’État nicaraguayen pour mettre en place un mécanisme international pour enquêter sur les événements violents survenus au pays depuis le 18 avril dernier.

Nous exhortons le gouvernement du Canada d’offrir tout le soutien possible à la CIDH durant ses enquêtes. Nous incitons également le Canada à demander au Nicaragua d’immédiatement mettre fin à la violence, de cesser sa répression du peuple nicaraguayen et de rétablir le respect des droits de la personne et l’État de droit. »