« En septembre 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il s’agissait d’un moment marquant dans l’histoire des Nations Unies, et aussi dans l’histoire de 400 millions d’Autochtones répartis dans plus de 70 pays. Aujourd’hui, je dirais que c’est un moment tout aussi marquant pour ce Parlement, pour les peuples autochtones et, en fait, pour toutes les personnes vivant au Canada. Le projet de loi C-262 est sans doute l’un des plus importants que le Parlement a étudié depuis longtemps.

Il est important parce que les instruments relatifs aux droits de la personne, comme la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, forgent des relations et des partenariats adéquats entre les gouvernements et les peuples autochtones.

J’affirme que la population canadienne souhaite la réconciliation. Elle croit à l’importance de la justice pour les peuples autochtones. Nous sommes en 2018, et la population canadienne croit qu’il est enfin temps de reconnaître que les droits des Autochtones sont aussi des droits de la personne. Un pays comme le Canada se doit d’adopter les droits enchâssés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Je souhaite exprimer mes remerciements aux nombreuses organisations autochtones et non autochtones qui, partout au pays, ont appuyé et soutenu le projet de loi C-262 au moyen de résolutions.

Il ne peut pas y avoir de réconciliation en l’absence de justice. J’ai passé 10 années dans un pensionnat autochtone. Cela aurait pu être amer pour le reste de ma vie, parce que ce n’était pas mon choix d’y aller. J’ai été forcé de le faire. Cependant, quand je suis sorti du pensionnat autochtone, j’ai entrepris de me réconcilier avec les gens qui m’avaient enfermé. Le projet de loi C-262 porte essentiellement sur cette réconciliation. Aujourd’hui, je tends la main à l’ensemble de la députation au Parlement, ainsi qu’à tous les Canadiens et toutes les Canadiennes qui ont voté pour la justice, la réconciliation et le bien fondamental, et qui ont appuyé ces principes.

En ce 151e anniversaire du pays, la population canadienne dans son ensemble a une occasion mémorable de faire la bonne chose en ce qui concerne les droits des peuples autochtones. »