OTTAWA – Aujourd’hui, le porte-parole du NPD pour la jeunesse autochtone, Charlie Angus, a officiellement lancé une campagne nationale sur sa motion, M-174, qui demande un plan d’action national de prévention du suicide. Le suicide est l’une des dix principales causes de décès au Canada, et il arrive au deuxième rang chez les jeunes. Ces chiffres sont encore plus élevés dans certaines communautés autochtones, particulièrement celles situées dans des zones éloignées, isolées et rurales.

« C’est inacceptable que le Canada soit l’un des seuls pays développés au monde à ne pas avoir de plan national de prévention du suicide, a déclaré M. Angus. Chaque jour, chaque semaine qui passe, nous perdons des gens de tous âges qui souffrent d’un bout à l’autre du pays. Garder les bras croisés ne résoudra rien. Au contraire, nous avons besoin d’un plan fédéral qui aura l’envergure nécessaire pour s’attaquer aux lacunes dans la collecte de données, aux enjeux sociaux et aux défis particuliers des différentes communautés, y compris des communautés autochtones. Nous avons besoin d’agir maintenant. »

Le plan énoncé dans la motion M-174 fera appel à une intervention gouvernementale globale pour réduire le suicide en promulguant : un programme national de surveillance de la santé publique pour la prévention du suicide; un engagement envers les priorités énoncées par les organisations représentant les Autochtones; des lignes directrices fondées sur les meilleures pratiques en ce qui concerne la prévention et les soins; des normes de formation nationales et des outils pour les médias, entre autres dispositions. Au Québec, une stratégie exhaustive de prévention du suicide a permis à la province de diminuer du tiers son taux de suicide, et celui des jeunes de plus de 50 %. Nous pouvons changer les choses d’un océan à l’autre.

Dans le cadre de cette campagne, Charlie Angus lancera une conversation nationale et parcourra le pays pour tisser des liens avec des gens de divers horizons, des organisations et des leaders communautaires qui souhaitent unir leurs forces devant cette situation critique.

« Nous ne pouvons pas attendre, alors que trop de vies s’éteignent beaucoup trop tôt. Les communautés en parlent depuis longtemps et chaque journée qui passe menace de voir une autre vie disparaître. En travaillant ensemble, nous pouvons devenir un pays où le suicide n’emporte pas une vie de plus. »