Ottawa – Aujourd’hui, les députés libéraux qui siègent au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes ont rejeté une motion néo-démocrate visant à entreprendre une étude sur le rôle du Canada au Moyen-Orient.

La porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, Hélène Laverdière (Laurier–Sainte-Marie), avait proposé la tenue de cette étude, qui aurait permis de voir comment le Canada peut mieux contribuer à la paix, à la justice, au respect des droits de la personne et au développement économique dans cette région, particulièrement en ce qui concerne les conflits complexes comme ceux d’Israël et de la Palestine, la guerre de la coalition de l’Arabie saoudite au Yémen, ou encore la relation entre le Canada et l’Iran.

« Je suis très déçue de la décision des libéraux du Comité de rejeter cette proposition, mais je ne suis pas surprise, parce que nous savons qu’ils ne veulent pas parler de ces enjeux, a déploré Mme Laverdière. Cela va de pair avec le refus du gouvernement libéral de répondre aux questions du NPD sur Israël et la Palestine, ou sur le bilan en matière de droits de la personne de l’Arabie saoudite et son rôle au Yémen. Les libéraux ne veulent pas tenir ces conversations en public, car ils ont peur que les Canadiens et les Canadiennes remettent en question la feuille de route du gouvernement au Moyen-Orient ».

Les conservateurs qui siègent au Comité ont aussi voté contre la motion d’Hélène Laverdière.

Voici le texte de la motion de Mme Laverdière :

Que, conformément au paragraphe 108(2) du Règlement, le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international entreprenne une étude pour voir comment le Canada peut mieux contribuer à la paix, la sécurité, la justice, le respect des droits de la personne et le développement économique au Moyen-Orient, en mettant l’accent sur les conflits en Israël/Palestine, au Yémen et en Syrie, et les sphères d’influence des pays de la région, notamment l’Iran et l’Arabie saoudite; que le comité invite des témoins experts et visite la région afin d’identifier les domaines dans lesquels le Canada peut faire des contributions plus positives; et de faire rapport de ses conclusions à la Chambre.