Ottawa – La porte-parole du NPD en matière d’affaires étrangères, Hélène Laverdière (Laurier–Sainte-Marie) va demander au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international de la Chambre des communes d’entreprendre une étude sur le rôle du Canada au Moyen-Orient.

« Il est grand temps que le Comité des affaires étrangères de la Chambre étudie la situation au Moyen-Orient et détermine comment le Canada peut y assumer un rôle diplomatique plus actif et contribuer davantage à la paix, à la justice, au respect des droits de la personne et au développement économique dans cette région, a affirmé Mme Laverdière. Bon nombre de personnes au pays m’ont dit qu’elles souhaitaient que le Canada joue un rôle positif relativement aux conflits complexes qui sévissent dans la région, comme le conflit israélo-palestinien et celui qui oppose une coalition dirigée par les Saoudiens à des rebelles insurgés au Yémen. Or, au cours des sept années de ma présence à ce Comité, tant sous le gouvernement des conservateurs que sous celui des libéraux, nous n’avons jamais étudié ces enjeux en profondeur. Il est plus que temps de mener une telle étude. »

La députée Laverdière a l’intention de déposer la motion lors de la réunion d’aujourd’hui du Comité, qui doit avoir lieu en public. Le Comité est dominé par une majorité de membres du caucus libéral, qui auront le dernier mot quant à la tenue de cette étude.

Voici le texte de la motion de Mme Laverdière :

Que, conformément au paragraphe 108(2) du Règlement, le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international entreprenne une étude pour voir comment le Canada peut mieux contribuer à la paix, la sécurité, la justice, le respect des droits de la personne et le développement économique au Moyen-Orient, en mettant l’accent sur les conflits en Israël/Palestine, au Yémen et en Syrie, et les sphères d’influence des pays de la région, notamment l’Iran et l’Arabie saoudite; que le comité invite des témoins experts et visite la région afin d’identifier les domaines dans lesquels le Canada peut faire des contributions plus positives; et de faire rapport de ses conclusions à la Chambre.