Aujourd’hui, la Chambre des communes a voté pour la motion du NPD visant à inviter le pape François à présenter des excuses officielles pour le rôle joué par l’Église catholique canadienne dans la mise en place, les opérations et les sévices des pensionnats autochtones. Cette initiative visait à répondre à l’appel à l’action 58 du rapport de la Commission de vérité et réconciliation, et constitue une étape cruciale vers la réconciliation.

« C’est une journée remplie d’espoir, une journée historique, mais le travail est loin d’être terminé, a affirmé le député néo-démocrate Charlie Angus, porte-parole pour la jeunesse autochtone. Travailler ensemble, en transcendant les allégeances politiques, et tendre la main au pape François pour l’inviter à prendre part à ce cheminement vers la réconciliation est une étape nécessaire, mais ce n’est que l’une des nombreuses étapes qu’il faut franchir. Nous devons en faire davantage pour les peuples autochtones, chaque jour, afin de progresser sur la voie de la véritable guérison relativement aux crimes de l’époque des pensionnats autochtones. »

En outre, la motion demande à l’Église catholique canadienne de respecter son obligation et l’esprit de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens de 2006, notamment en ce qui concerne le financement, et de faire des efforts soutenus pour remettre les documents pertinents lorsque les survivants et les survivantes des pensionnats autochtones les demandent.

« Si le gouvernement croit réellement en la réconciliation, il doit commencer à passer de la parole aux actes. Les survivants et survivantes des pensionnats autochtones ne peuvent pas guérir alors que le gouvernement canadien continue de se battre en cour contre les peuples autochtones et qu’il néglige d’honorer sa relation la plus importante, soit la relation de nation à nation, a ajouté le porte-parole du NPD en matière de réconciliation, Romeo Saganash. Rappelons-nous aujourd’hui, et chaque jour, que pour aller de l’avant, ceux qui ont tenté de nous détruire doivent reconnaître ce qu’ils ont fait et en assumer la responsabilité, et ne doivent jamais laisser l’histoire se répéter. »