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J’aimerais vous raconter l’histoire de Louise*, une Québécoise d’origine africaine dont la persévérance vient d’être récompensée.

 Après avoir obtenu le statut de réfugié au Canada, Louise entreprend les démarches pour parrainer son mari, Émile*, resté en Afrique dans un camp de réfugiés. Toutefois, un obstacle est devant elle : les demandes de parrainages aux bureaux de visas canadiens en Afrique donnent lieu à des délais de traitement extrêmement longs.

Après 5 ans sans voir son mari, Louise lutte pour que la procédure de parrainage finisse. Citoyenneté et Immigration Canada justifie la lenteur des démarches en disant qu’il leur manque un formulaire (pourtant envoyé à maintes reprises par courrier recommandé) et que la vérification des antécédents judiciaires prend du temps, voire de nombreuses années. Cherchant des appuis, Louise contacte mon équipe qui l’aide à résoudre le problème du formulaire manquant. Pour les vérifications d’antécédents judiciaires, Louise prend l’initiative de contacter une fonctionnaire à l’étranger qui fera des démarches auprès des juridictions internationales qui garantissent que son mari n’a pas d’antécédents judiciaires.

L’ensemble des démarches de mon équipe et de la fonctionnaire à l’étranger a permis de réunir cette famille. Ces retrouvailles auraient dû être facilitées il y a bien longtemps par Citoyenneté et Immigration Canada. Ça fait chaud au cœur de les voir ensemble et de voir Louise heureuse. Sa résilience à travers le temps et la distance a porté fruit. À Louise et à vous toutes, je souhaite une très bonne journée internationale des femmes.

*Noms fictifs